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CFA 2 - Gros plan sur Wissam Chakrouni (SC Schiltigheim)

1 avril 2016 - 23:13

De cœur et d’équerre

Lors de la dernière journée, Wissam Chakrouni a été l’un des artisans du succès du SC Schiltigheim à Pagny-sur-Moselle, inscrivant deux des cinq buts (0-5). Si son club est sur une série de cinq victoires consécutives, son milieu de terrain, autant défensif qu’offensif, se rêve exemplaire.

Longtemps, très longtemps même, on était convaincu que la couleur de son maillot serait unique. D’un jaune qui tend vers l’or, comme lui. Il était parti pour devenir un deuxième Patrice Heiligenstein, « passé du statut de modèle à ami », et faire sa carrière dans un seul club. Et ce serait aussi l’ASP Vauban.

« Finalement, je me devais de jouer pour le Sporting »

« C’était à même pas deux cents mètres de l’appartement familial, raconte Wissam Chakrouni, très vite devenu fou de football. J’ai ça dans le sang. Quand je regarde ma carrière, j’ai parfois le regret de ne pas avoir pu jouer plus haut que le CFA. Mais je garde toujours le même plaisir à pratiquer ce sport. C’est ce qui passe avant tout. »

Alors, de cinq à vingt-neuf ans, il a été Strasbourgeois, un Strasbourgeois du quartier de cette Esplanade façonnée par le grand Monsieur Stahl, également mécène des Pierrots de Vauban.

Et quand le vent avait tourné, Wissam Chakrouni avait simplement rempli sa valise, pour la défaire dans la ville où il est né un jour d’août 1983.

« Finalement, je me devais de jouer pour le Sporting, sourit ce trentenaire aux jambes aussi endurantes que son sourire. Et mon fils va bientôt naître à Schiltigheim, dans la même maternité. »

Il souffle qu’il avait mis un peu de temps à se faire à son nouveau vestiaire. « Même si j’avais été très bien accueilli, j’ai mis trois bons mois. Je changeais de couleur, je changeais de gens, je ne voyais plus presque tous les jours un homme comme Gilbert Arenz. » Sans oublier son père Bouchaib, toujours son premier supporter, mais toujours dirigeant à Vauban.

« Quant à ma maman, Malika, si elle doit choisir entre les deux, elle préfère venir me voir jouer, sourit Wissam Chakrouni. Et puis, comme depuis quinze ans, c’est elle qui me prépare à manger les jours de match : steak, pâtes, purée. Toujours le même plat, cinq heures avant le coup d’envoi. »

Depuis l’été 2012, il a donc changé de pelouse, de copains de jeu et de papier peint.

« J’ai trois maisons désormais, celle que j’occupe avec Sabrina, la maison jaune de Vauban et la verte de Schiltigheim. C’est ma fierté d’avoir pu évoluer dans ces deux très grands clubs alsaciens, les plus grands derrière le Racing. Et puis, j’ai eu trois grands messieurs comme profs de football : Pascal Droenhlé, Laurent Maennel et José Guerra. et aussi Fernand Weber ( avec Vauban II ) »

Aujourd’hui, il estime qu’il doit transmettre quelques valeurs à ses jeunes coéquipiers, « être un fil conducteur » pour eux, comme ont pu l’être Patrice Heiligenstein (Monsieur Vauban) ou le Schilikois Cédric Hoffmann pour lui.

« On leur rappelle le respect à avoir, on leur répète aussi que leur réussite tient en trois mots : travail, travail et travail. Et, avant de remettre en cause les choix d’un coach, un joueur doit d’abord savoir continuellement se remettre en question. C’est lui qui rate une passe, qui manque un tir. »

Son âge et son expérience aidant, il a été l’un de ceux qui a sorti de sa torpeur le vestiaire schilikois peut-être « trop tranquille », mais surtout refroidi par une saison noire.

Il y avait d’abord eu un terrible accident de voiture, il y avait ensuite eu ces deux vilaines blessures, deux fractures ouvertes pour deux de ses coéquipiers. « On est comme Romain (Bertoli) et Jimmy (Metz). On se répare, on consolide nos liens », dit avec amusement Wissam Chakrouni.

Lui veut continuer à être footballeur, lui veut encore évoluer dans cette vie qu’il mène avec « la très compréhensive » Sabrina. « Quand on a acheté notre appartement, elle a trouvé étonnant que j’insiste pour avoir un jacuzzi. Mais c’est idéal pour la récupération. »

Il parle aussi de son patron aux transports Jost, « Monsieur Humbert », qui lui abrège ses journées les veilles de matches importants, malgré les responsabilités qu’il a. « On me fait confiance, je gère les clients comme nos chauffeurs. »

Il défend qu’une seule couleur, celle de l’étoffe de son maillot

Après une saison dernière gâchée par une sale blessure, d’abord mal soignée parce que mal diagnostiquée, lors d’une mauvaise rencontre face à Reipertswiller – « là où on m’avait pronostiqué une simple entorse, j’en avais une triple avec une petite fracture du tibia droit » –, Wissam Chakrouni est plus que jamais d’attaque.

Il recherche le seul plaisir, dans un monde souvent triste, jusqu’à en « devoir devenir raciste avec les cons ». Lui ne veut défendre qu’une seule couleur. Celle de l’étoffe de son maillot, puisqu’elle absorbe toutes les couleurs de peau. Il est un mélange de droiture et de générosité, comme les modèles qui l’ont façonné. Fait de cœur et d’équerre…

DNA.FR

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